L’hébreu sans l’hébreu


n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013

par Dov Fitoussialefbeis_large

Tout le monde n’est pas hébraïsant. Hélas ! Cela se saurait…Car à lire Zeev Lévy, on perd beaucoup à ne pas connaître l’hébreu. On ne saurait dire mieux. Pourtant, il est très souvent nécessaire de transcrire des mots ou expressions hébraïques en caractères latins. Cette question a été abordée plusieurs fois par des spécialistes différents, mais je vais m’appuyer sur l’expertise de Benjamin Duvshani, dont j’ai suivi les cours lorsque j’habitais à Paris, et que l’on peut entendre sur RCJ dans l’émission « Judaïsme au présent ».

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ACIV cours 2013 / 2014


ACIV cours 2013 2014

programme culturel de la communauté juive de Maurepas décembre 2013 / janvier 2014


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Le faux messie Sabbataï Zvi


32b-HK-NOV2013-Le faux messie Sabbata Zvi(D’après les chroniques du Rabbin Yaacov SASPORTAS)

n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013

Par le Rabbin Arié Toledano

L’avènement du faux messie Sabataï  Zvi au 17è siècle, fut une période fort tragique de l’histoire juive.

Celui que l’on a surnommé « l’imposteur », a réussi à tenir en haleine une partie importante du peuple juif, lors de son premier succès, quand l’ivresse de la délivrance prochaine battait son plein. Mais même après qu’il eût apostasié la croyance aveugle en une délivrance proche et imminente, sous forme de  second dévoilement de Sabataï  Zvi, continuait à susciter de l’ébullition et à faire couler beaucoup d’encre. Lire la suite

Les EEIF de Versailles à la découverte de l’Islande


n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013

Par Jérôme Bendavid

eeif islandeCette année fut particulière pour la « Branche Perspective » des EEIF ( Eclaireuses et Eclaireurs Israelites de France) de Versailles en raison de sa participation active aux festivités du 90ème anniversaire du mouvement, avant de s’envoler à la découverte de l’Islande pour son traditionnel camp à l’étranger.

les 21 et 22 Juillet 2013, à Cussac-Fort-Medoc, avait lieu, pour les 90 ans des EEIF, un rassemblement regroupant plus de 5500 personnes, actifs et anciens du mouvement, pour « Vivre Ensemble l’Engagement ».

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Le Mot du Président


n°46 Nov 2013

n°46
Nov 2013

par Samuel Sandler

C’était il y a une quinzaine d’années.

Monsieur Jacques ABTAN, Président de l’A.C.I.V, fonda la revue Hakeshet.

Il voulut que ce fût un journal communautaire d’informations générales, et d’une composition de haute tenue.

Ce message, les différentes équipes rédactionnelles qui se sont succédé, se l’ont toujours fait leur.

Je souhaite leur exprimer, en mon nom personnel  et au nom de l’A.C.I.V, notre très profonde gratitude.

Régulièrement, nos membres me questionnent : « A quand le nouvel Hakeshet ? ».

Pour répondre à leur attente, une nouvelle équipe s’est constituée autour de Dov Fitoussi, de Florence Ohayon et de Véronique Lévy.

Nous ne doutons pas qu’ils s’inscriront dans la ligne de leurs prédécesseurs, et nous leur souhaitons nos vœux les plus sincères de réussite.

Pour l’A.C.I.V reconnaissante

Point de Halakha


n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013

Par le rabbin Arié Toledanofigure-thinking-md

Question :

Quelle est la position de la Torah concernant la protection des animaux ?

Réponse :

C’est un interdit de la Torah de causer une souffrance à un animal. On a au contraire une obligation de soustraire un animal, même ne nous appartenant pas, à toute forme de souffrance ou de maltraitance (cf. Abrégé du Choulhan Aroukh § 191). A titre d’exemple, si on voit des chevaux qui tirent un attelage trop lourd ou un âne trop chargé, on a l’obligation de les soulager(Chemot 23-5).

Un animal qui est utilisé pour les travaux des champs, ne doit pas être muselé. Il faut le laisser librement brouter des végétaux (blé, légumes, herbes) qui se trouvent sur son chemin. En le muselant, on transgresserait le commandement qui dit: « Ne muselle point le bœuf pendant qu’il foule le grain »(Dévarim 25-4).

Il nous est également interdit de castrer un animal, volaille incluse.

Cependant, si l’animal cause un dommage aux personnes ou aux biens, ou qu’on ait besoin de sa chair (ou ses dérivés) pour un besoin thérapeutique, on a le droit de disposer de l’animal. La Torah a en effet autorisé Noah et ses descendants à se nourrir de la chair des animaux à leur sortie de l’arche, à condition de les avoir mis à mort sans souffrance inutile. ♦AT

Editorial


n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013

par Véronique Lévy

Voici la rentrée passée. Notre nouveau rabbin Arié Toledano commence à prendre ses marques. Chaque semaine il nous envoie un quizz sur la Parasha. Dans ce numéro, vous pouvez tester vos connaissances sur Hanouka. Le rabbin remet en place le shabbat des jeunes et comme lui, nous leur avons fait une bonne place. Les EEIF ont volontiers rédigé des articles. On pourra y trouver le récit de leur voyage en Islande. Egalement, Alex Ohayon nous fait part de son expérience comme stagiaire en Israël. Comme vous le constaterez, ce programme Stagerim peut intéresser des futurs étudiants. Quant à Zeev Lévy, il continue à nous émerveiller avec la langue et la richesse de l’hébreu.

Ce numéro fait aussi une belle part à la culture. Nous remercions vivement Roger Chemouni pour les critiques averties de films et livres. Comme lui, ou Rose Halber qui nous conte l’histoire très intéressante de la famille Pereire, vous pouvez nous envoyer des articles ou même des suggestions. Nous envisageons dans la prochaine parution un dossier sur la femme et le judaïsme. Nous aimerions des avis, des témoignages de votre part.

Le nouveau magazine se met en place avec une nouvelle maquette réalisée par Agnès et des rubriques.

En parallèle, vous pouvez consulter et réagir dès à présent sur le site internet hakeshet.wordpress.com  (merci à Dov). Facile d’accès, nous vous sollicitons pour participer.

Toute la rédaction vous souhaite un joyeux Hanouka.

 

Le mot du rabbin


Par le rabbin Arié ToledanoClipart picture of a feather tipped pen dipped in black ink and writing, Click here to get more Free Clipart at ClipartPal.com

n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013

Ce numéro de « HAKESHET » est pour moi la première occasion de pouvoir contribuer à sa parution depuis mon arrivée à Versailles. Je voudrais prononcer la bénédiction chéhéhianou pour remercier le Tout-Puissant pour cette opportunité si gratifiante.

Juste quelques mois passés à Versailles, mais déjà j’ai la sensation de faire partie « des murs »: des offices quotidiens célébrés, de belles fêtes passées ensemble, des Bar-Mizva célébrées, des cours animés, un Talmud-Torah qui fonctionne, des mariages réservés, la vie à Versailles foisonne de ces petits bonheurs dont on est tous friands. Pouvoir donner à chaque instant un contenu spirituel à la vie de nos fidèles est une chose qui m’enchante. Je souhaite que cet élan s’amplifie et que les fidèles continuent à « déranger » leur rabbin par leurs sollicitations.

A nos anciens, je veux dire: votre exemple impose le respect, fidélité, régularité aux offices, transmissions.

A nos jeunes, je dirais un seul mot: la communauté est la vôtre, elle sera un jour entre vos mains, prenez-en possession!

C’est un appel dont les échos sont attendus de tous!

Cordialement,

AT

Les infinies facettes du mot hébraïque


alef-thpar Zeev Lévy

n°46 Déc 2013

n°46
Déc 2013



Toute langue vivante est tout d’abord un outil oral ou écrit permettant à des personnes qui la parlent de communiquer.

Sans doute, toute langue présente des caractéristiques qui lui sont propres, qui sont particuliers et hautement intéressants.

Cependant, s’il y a une langue qui est parlée depuis l’origine de la civilisation jusqu’à nos jours, c’est bien l’Hébreu, qui se distingue non seulement par son aspect historique, mais davantage par sa richesse sémantique inépuisable.

L’adjectif inépuisable n’est pas choisi par hasard car cette langue ne cesse de nous intriguer, de nous étonner de nous fasciner : en quelque sorte elle nous dépasse.

Les lettres et leurs formes, et les mots constitués par ces lettres sont des âmes vivantes, d’une vivacité et d’une énergie qui nous font découvrir à chaque époque, des sens nouveaux, donnant lieu à de nouvelles interprétations et de nouvelles approches.

Un mot en hébreu qui désigne un objet, un concept, comme tout autre mot dans n’importe quelle autre langue, englobe en lui, en plus, une dimension qui va bien au-delà de sa fonction communicative.

Le mot hébraïque incarne une diversité des dimensions sémantiques pouvant être groupées selon moi en 7 facettes: Lire la suite