Comment Israël sauve des vies syriennes


par la Rédaction

unnamed-7-1[1]C’est une situation extraordinaire qui se déroule depuis un an à la frontière entre Israël et la Syrie. Alors que la mort est le quotidien des populations civiles qui vivent en Syrie où règne depuis 3 ans une guerre civile dévastatrice, Tsahal a depuis un an mis en place l’ouverture d’un hôpital de campagne pour traiter les blessés syriens se présentant à la frontière entre les deux pays. Quelle que soit la situation sécuritaire tendue entre Israël et la Syrie, qui sont techniquement toujours en guerre, Tsahal applique une nouvelle fois cet enseignement universel tiré du Talmud : “qui sauve une vie, sauve l’humanité tout entière.”

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Le billet d’Eva Naccache : « DE GRASSE À VERSAILLES »


grasse-lavande_237[1]Par Eva Naccache

Quand on entend « Grasse », le mot « parfum » arrive à notre esprit.

Avant l’installation du Musée international du parfum, ces mots étaient déjà liés. Lire la suite

Le billet de Richard Teboul :  » PROTÉGEZ VOS ENFANTS DES IDÉES MALSAINES DES JUIFS ! « 


Richard Teboulpar Richard Teboul

Une information parue mardi 28 Janvier 2014  dans le quotidien  » Le Parisien «  reprise longuement dans le  » 13 heures » sur France Inter nous apprend qu’une majorité d’élèves de classes Maternelles situées en zone  » sensibles  » de la Ville de Meaux ( 77 ) avaient déserté l’école depuis plusieurs jours.

Une rapide enquête du Directeur de l’établissement montrait que des parents d’élèves notamment musulmans avaient décidé de retirer leurs enfants parce qu’ils avaient appris qu’un enseignement contraire aux bonnes mœurs était dispensé à de très jeunes élèves. Selon eux, on apprenait aux petits garçons qu’ils deviendraient peut être des filles quand ils seraient grands.

Cette méchante rumeur aurait été répandue par quelques mères de famille qui encourageaient ces parents d’élèves à se renseigner en allant sur internet voir le site Égalité et Réconciliation créé et animé par Alain Soral chantre de l’antisémitisme et maître à pensée reconnu de Dieudonné qui paradait Dimanche au milieu des  » Mort aux Juifs « .

Sans entrer ici dans le débat pour savoir si la  » Théorie du Genre «  – c’est d’elle qu’il est question – est enseignée à des mioches de maternelle (une aberration), on voit comment l’ultra droite antisémite tente de se faire reconnaître dans des familles musulmanes sur un thème malheureusement bien connu :

   » PROTÉGEZ VOS ENFANTS  DES IDÉES MALSAINES DES JUIFS « 

UNESCO : Abaisser le niveau de représentation ?


logo_fr[1]par Dov Fitoussi

Finalement, Mme Irina Bokova, Directrice de l’Unesco a eu raison d’annuler, pardon de reporter l’exposition sur «Le Peuple, le Livre, la Terre, 3500 ans de relations entre le Peuple Juif et la Terre Sainte». Lire la suite

le Keter Aram Tzova ou Codex d’Alep


Par Philippe EzranAleppo_Codex_(Deut)

Le Keter Aram Tzova, ou Codex d’Alep, est le plus ancien manuscrit vocalisé et ponctué du texte biblique. Ecrit vers l’an 930 à Tibériade, transporté à Jérusalem puis à Fostat à la fin du 10ème siècle, il fut acheminé à Alep en 1375, où il faisait la fierté de la communauté juive locale, qui l’a conservé avec zèle pendant près de six siècles.

Le Keter Aram Tzova a été endommagé lors des émeutes anti-juives de 1947. Les pages restantes ont été secrètement acheminées en Israël en 1958, alors que les pages manquantes font toujours l’objet de spéculations.

Par sa précision et son exactitude hors du commun, le Keter Aram Tzova a toujours été considéré comme la référence principale pour le texte massorétique.

Le Niqqoud[1] de Tibériade

Jusqu’à la fin du VI ème siècle, le seul support écrit du texte biblique était le texte consonantique. Depuis le don de la Torah, les règles de lecture étaient transmises oralement de génération en génération.

Afin de préserver la Mesorah[2], il s’est avéré nécessaire de codifier les règles de lecture. Trois systèmes se sont développés en parallèle : le Niqqoud de Babylone, le Niqqoud de la terre d’Israël et le Niqqoud de Tibériade.

Ce dernier Niqqoud, qui était le plus perfectionné et le plus précis, s’est imposé et a été conservé pratiquement sans changement jusqu’à nos jours.

La rédaction du Keter

Rabbi Aharon Ben Asher, le dernier d’une longue dynastie de maîtres de la Mesorah, qui a vécu à Tibériade au Xème siècle, a entrepris la rédaction du manuscrit connu aujourd’hui sous le nom de Keter Aram Tzova.

La date de la rédaction du Keter n’est pas connue avec exactitude mais elle est estimée entre 910 et 930.

Rabbi Aharon Ben Asher a confié la rédaction du texte consonantique à un scribe expérimenté, Shelomo Ben Buya’a, puis a ajouté lui-même le Niqqoud.

Les caractéristiques les plus importantes du Niqqoud de Tibériade sont :

· La vocalisation : 5 voyelles longues, 5 voyelles brèves et les différentes formes du Sheva ;

· Les Te’amim : signes de cantillation qui, outre leur fonction musicale, ont une fonction tonale (indiquent la syllabe accentuée dans le mot) et une fonction syntaxique (définissent les liaisons et les césures à l’intérieur d’un verset).

· Le Dagesh : point à l’intérieur de la lettre utilisé comme signe diacritique et/ou indiquer un redoublement de la lettre.

· La Ga’ya (appelée aussi Meteg ou Ma’amid) : petit trait vertical indiquant une accentuation secondaire à l’intérieur d’un mot.

Le Keter Aram Tzova comporte également des notes en haut et bas de page (Mesorah Gedola) et en marge (Mesorah Qetanna)

Le Keter en Egypte puis à Alep

Après la mort de Rabbi Aharon Ben Asher, le Keter a été acquis par un Karaïte, Israël Ben Sim’ha, et est resté à Jérusalem sous la garde de la communauté karaïte. Les Juifs rabbiniques comme les Karaïtes pouvaient le consulter exclusivement pour clarifier les questions sur l’exactitude du texte.

Le Keter aurait été transporté de Jérusalem vers l’Egypte en 1071 par les Seldjoukides ou en 1099 par les croisés. Il fut alors racheté par la communauté juive locale et conservé à la synagogue de Fostat. Il y fut consulté par le Rambam, qui s’est basé dessus pour fixer les lois relatives à l’écriture d’un Sefer Torah dans son ouvrage, le Mishne Torah.

A la fin du XIV ème siècle, un descendant du Rambam, David Bar Yehoshoua’, a transporté le Keter à Alep, en Syrie, ou il fut conservé dans la grande synagogue de la ville.

La communauté juive d’Alep a veillé sur le Keter avec un zèle tout particulier : conservé dans une boîte métallique verrouillée par deux serrures, dont les clefs respectives étaient gardées par deux gardiens différents, le Keter n’était sorti qu’en présence du conseil de la communauté. Un nombre extrêmement limité d’érudits extérieurs à la communauté ont eu le privilège de consulter le Keter.

Le 1er décembre 1947, suite au vote de l’ONU sur la création de l’Etat d’Israël, des émeutes anti-juives éclatèrent à Alep. Les émeutiers incendièrent les synagogues et brûlèrent de nombreux Sifre Torah, ainsi que des manuscrits et des livres de grande valeur. On pensait alors que le Keter avait brûlé dans l’incendie de la grande synagogue.

Le sauvetage du Keter

Il s’est avéré que la Shammash de la synagogue, Asher Baghdadi, s’est rendu sur les lieux après l’incendie et a retrouvé la plus grande partie du Keter. Le Keter a ensuite été gardé dans un endroit tenu secret.

En 1957, les rabbins d’Alep, Rabbi Moshe Tawil et Rabbi Shelomo Za’afrani, ont chargé un Juif d’Alep de citoyenneté iranienne, Mordekhai Faham, de transporter clandestinement le Keter en Israël. Au péril de sa vie, Mordekhai Faham franchit les contrôles policiers syriens avec le précieux manuscrit caché dans une machine à laver, et l’achemina ainsi en Israël via la Turquie. Le Keter fut alors conservé à l’Institut Ben Zvi.

Cependant, le Keter n’est pas arrivé entier en Israël. Il manque environ un tiers des pages : la plus grande partie du ‘Houmash, la fin de Shir Hashirim et les livres de Qohelet, Ekha, Ester, Daniel et ‘Ezra. Quelques pages au milieu du Keter sont également manquantes.

L’autorité du Keter

Comparativement aux autres manuscrits, le Keter présente un caractère unique par son exactitude : le Niqqoud et les Te’amim sont toujours parfaitement conformes aux règles grammaticales, la cohérence entre le texte et les notes est toujours respectée, pratiquement sans aucune exception. A titre de comparaison, le Rav Mordekhai Breuer, souligne que dans le Ketav-Yad Leningrad (manuscrit écrit en 1008), le livre des prophètes présente plus de deux cent cinquante erreurs de Male/’Haser[3], alors que dans le Keter Aram Tzova, on n’en compte que deux.

L’autorité de Rabbi Aharon Ben Asher, unanimement reconnu comme une référence en matière de Mesorah, ainsi que la référence faite par le Rambam au Keter dans le Mishne Torah, ont également contribué à conférer au Keter une autorité sans égale.

La réputation du Keter a encouragé les érudits à s’enquérir de la version du Keter là où ils avaient des incertitudes sur la Mesorah. On peut citer en particulier :

· Rabbi Shalom Shakhna Yalin (1790-1874), rabbin lithuanien qui immigra à Jérusalem en 1858, envoya, vers la fin de sa vie, son gendre, Moshe Yehoshoua’ Qim’hi à Alep avec un Tannakh et une liste de questions en marge. Le gendre s’acquitta de sa tâche, mais le Tannakh resta introuvable de longues années. Ce n’est qu’en 1987 qu’il fut retrouvé dans le grenier d’une vieille maison de Jérusalem sur le point d’être démolie et sauvé in extremis de la Geniza.

· Rabbi Ya’aqov Sapir (1822-1885), rabbin vivant a Jérusalem, a envoyé en 1857 une liste de plus de cinq cents questions sur l’orthographe, le Niqqoud et les Te’amim du Keter. Les réponses de Rabbi Menashe Suthon ont été conservées et recopiées.

· Prof. Moshe David Cassuto (1883-1951) a consulté le Keter en 1943 et a noté les 11 différences entre la version du Keter et les Sifre Torah de la communauté d’Alep.

Ces documents constituent une précieuse source d’information et permettent souvent de reconstituer la version du Keter pour les parties manquantes.

Conclusion

Conservé pendant des siècles intact et à l’abri des regards, le Keter Aram Tzova est aujourd’hui incomplet, mais accessible aux chercheurs. Référence première en ce qui concerne la fixation du texte massorétique, il reste curieusement peu connu du grand public. Il n’en reste pas moins que le travail des maîtres de la Mesorah de Tibériade a constitué une contribution essentielle dans la transmission de la tradition juive, sans laquelle la lecture exacte et la compréhension correcte du texte biblique serait impossible aujourd’hui.


[1] Niqqoud : ponctuation permettant de représenter les voyelles.

[2] Mesora : tradition relative à la lecture correcte du texte biblique.

[3] Male/’Haser : deux orthographes différentes d’un même mot. Seule la tradition dit à chaque endroit quelle est l’orthographe correcte

Interview mardi 28 janvier du Pr Yoram Weiss, le Directeur Médical d’Hadassah


dr._yoram_weissDans le journal du soir de Radio Shalom (94.8),  le Pr. Yoram Weiss,  Directeur Médical Hadassah Hospital à Ein Kerem sera interviewé.

Le Pr. Weiss parlera des défis actuels de l’Hôpital, des avancées dans la recherche scientifique (notamment sur l’utilisation des cellules souches) et du rôle primordial que joue Hadassah en Israël et ailleurs dans le domaine de la santé. Lire la suite

La rédaction a choisi


Voici une nouvelle rubrique que vous retrouverez chaque semaine. Elle a pour objet de partager avec vous quelques informations insolites ou peu visibles glanées sur internet. Nous espérons que vous apprécierez, et que vous partagerez également vos propres découvertes avec nous.

aliceherzsommerthetimes[1]Alice Herz Sommer, qui, avec ses 109 ans, est la pianiste la plus vieille actrice vivante et la plus vieille survivante de l’Holocauste.

À ce jour, Alice ne se lasse pas de dire : « la musique a sauvé ma vie et la musique me sauve encore. »

http://sachadratwa.net/elle-a-109-ans-cest-la-plus-vielle-pianiste-au-monde-et-la-plus-ancienne-survivante-de-lholocauste/

pr-fantar-tunis-03[1] Aux origines du judaïsme en Tunisie

  Texte écrit par M’hamed Hassine Fantar professeur émérite des universités, ancien directeur général de l’institut national  du patrimoine de Tunisie.

http://www.huffpostmaghreb.com/mhamed-hassine-fantar/aux-origine-du-judaiesme-_b_4517911.html

screen-shot-2013-10-05-at-4-03-16-pm[1]Histoire des relations entre juifs et musulmans

Avec la parution du livre « Histoire des relations entre juifs et musulmans. Des origines à nos jours », dirigé par Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora, le MuCEM et les Éditions Albin Michel

http://www.juifsetmusulmans.fr/

Le billet culturel d’Eva Naccache : EXPOSITION CARTIER


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Broche Flamant, 1940, Collection Cartier © Cartier

Par Eva Naccache

Comment ne pas se précipiter à une telle exposition ? C’était comme lâcher une gourmande dans une pâtisserie… ! !

Mais on peut être saturée de diamants comme de chocolats !

La vitrine des tiares nous accroche dés l’entrée. Les bijoux sont somptueux ; qu’admirer ? Il y en a trop, la concentration fait peur.

De vitrine en vitrine, on sature ; l’ambiance est sombre pour valoriser la violence lumineuse des vitrines, le très haut dôme noir est écrasant malgré les projections colorées. Les textes qui accompagnent sont peu lisibles, le graphisme trop petit, on se perd entre ombre et lumière.

Très gentiment l’hôtesse m’informe que les références correspondant aux explications sur l’audio guide peuvent être difficiles à repérer : oui ! oui ! Je prends le parti d’écouter puis de chercher l’endroit correspondant aux informations ; c’est épuisant.

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Grand Palais jusqu’au 16 Février

Bien sûr les joyaux sont superbes, les pierres éblouissantes, les techniques extraordinaires.

Les objets d’inspiration égyptienne et extrême orientale nous laissent bouche bée, pendules et montres de rêve.

Particulièrement émouvante, la première montre de poignet inventée pour que Santos-Dumont puisse lire l’heure tout en pilotant !

Et la vitrine Maria Félix ! Sublimes et monstrueux le serpent aux centaines de diamants et les crocodiles couverts de rubis et d’émeraudes……

Sur les nombreuses pièces présentées, trente cinq sont commentées sur l’audio guide ; je craque après le numéro 15 , et je vais me détendre à la cafétéria ; je devais être particulièrement de mauvaise humeur , même le bar à chocolats m’a déçue !

Cette exposition manque-t-elle d’âme ou suis-je jalouse de tous ces trésors ????

Un écrivain arabe écrit à la Directrice de l’Unesco


Boualem Sansal

Boualem Sansal

M. Boualem Sansal, écrivain Algérien, ancien haut fonctionnaire au Ministère de l’industrie de l’Algérie, limogé pour ses prises de positions politiques face à la montée de l’islamisme et détenteur de nombreux prix des droits de l’homme ; et tout dernièrement le Prix des Droits de l’Homme 2013 du B’Naï B’Rith France et du prix Jean Zay 2013 reçu au Sénat, était parmi les invités d’honneur de l’exposition intitulée : « 3500 de relations entre les juifs et le Terre sainte ». Cette exposition, organisée par le Centre Simon Wiesenthal, devait être inaugurée, à l’Unesco, par le Président François Hollande en présence de Hautes Personnalités. La Directrice Générale a, la semaine dernière annulé cette manifestation. Voici la réaction de Mr Boualem Sansal.
Jean-Jaques Hadjadj Lire la suite

Jacques Lazarus : un grand homme s’en est allé


jacqueslazarusPar Jacques Bernard Sadon*

Mardi 7 janvier après-midi, Jacques Lazarus quittait ce monde, à ses côtés, sa fille et son médecin appelé d’urgence, telle une flamme qui s’éteignait doucement, paisiblement (aux dires de son praticien) que j’ai rencontré lors de son enterrement.

Jacques Lazarus était un anti « bling-bling » avant l’heure, modeste, ne recherchant pas les distinctions, et les manifestations ostentatoires lui étaient totalement étrangères. C’était un homme d’honneur, un homme de devoir, animé d’une volonté inflexible, opiniâtre, courageux et tout entier tourné vers les autres pour servir. Lire la suite