« A mon ami Fernand… »

Fernand Benarousse (Halber)Par Claude Halber

Je suis allé te voir, et tu étais rayonnant de joie, l’œil vif rien que de te rappeler toutes nos années passées ensemble à l’ACIV … Et puis voilà quelques jours après tu nous as quittés … Shabbat 21 février … Je suis allé à la veillée de nuit aux Gonards …Et le lendemain j’étais malade … et le soir appel à SOS médecin …. Et comme ça j’ai enchainé les séjours à l’hôpital, sans pouvoir te rendre le moindre hommage ….

Il faut dire que nous avons été élus et réélus au bureau de l’ACIV pendant plus de vingt ans …, déjà pendant notre activité professionnelle (tous les deux à la Banque ! ), puis à notre retraite, presque prise ensemble.

Confiture

« Merci Fernand ! »

Ce fut alors une présence tous les matins à l’ACIV. Moi je m’occupais de la trésorerie, en essayant de monter une application informatique (avec l’aide de beaucoup d’autres). Il fallait créer le fichier des adhérents , et ça, c’était Fernand qui en était le pilier, le bottin, la mémoire … Il connaissait toute la communauté…. Il savait de quelle ville venait untel, marié avec telle famille, exerçant telle activité, ayant des enfants au Talmud Torah ou pas, ayant des liens de parenté avec …, rappelant à chacun les dates anniversaires de deuil de leurs parents …

Il avait donc une mémoire colossale de la communauté, et il l’entretenait et en assurait la cohésion : tous les matins il téléphonait aux uns et aux autres pour prendre des nouvelles, donner des nouvelles, soutenir… Au point que certains responsables se sont émus de ses notes de téléphone … Bien entendu, je l’ai défendu vigoureusement …

Et donc mFernand Benarousse 4oi qui pédalais avec la mise en place des fichiers, j’allais le voir en fin de matinée … il m’attendait avec joie pour répondre à mes questions …

Mais Fernand c’était aussi un pilier de la Synagogue, pas seulement pour les offices « standards », mais aussi pour les supplications des grandes Fêtes, אלוהינו שבשמיים [1] et pour son relais, son intervention puissante, à la fin de Kippour, à Neïla.

Et pour terminer, il faut signaler son grand amour des EI[2], où ses enfants (et les miens) furent très actifs à Versailles. Et pour manifester cet attachement, il voulait que l’ACIV paye les confitures des colis de Pessah distriClaude Halberbués par les EI (cent colis ou plus ?). « Alors Claude tu fais le nécessaire hein ? Tu les appelles et tu les payes ! T’as bien compris hein ?? ». CH♦

[1] Notre D.ieu qui est aux cieux
[2] Éclaireurs Israélites
Lire aussi l’article et les commentaires : « Nous avons perdu un être cher… »

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